Le paysagiste doit être un visionnaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que les arbres et autres plantes sont appelés à pousser, évoluer dans un sens ou dans un autre, et qu’il est très important de savoir à quoi va ressembler tel ou tel arbre une dizaine d’années plus tard.
Cette façon d’appréhender le futur lui sera nécessaire, quelque soit le projet que l’on va lui demander. En effet, il doit d’abord étudier le terrain, et ensuite proposer des aménagements adéquats et s’intégrant parfaitement à l’environnement. C’est avant tout un artiste et les projets une fois terminés ne se ressembleront pas suivant qu’ils ont été réalisés par un paysagiste ou un autre.
Selon donc que le paysagiste sera « DPLG » ou non, les réalisations ne seront pas les mêmes. Un tel paysagiste sera appelé plutôt pour concevoir des projets urbains tels que l’aménagement des espaces verts aux abords des autoroutes, ou bien intégrer une zone industrielle. Ce type de paysagiste est presque méconnu car il ne vient pas vraiment à l’idée qu’un paysagiste puisse être responsable de l’aménagement ou du reclassement d’un site en zone industrielle.
Dans l’imaginaire de la plupart des gens, le terme de paysagiste rime plutôt avec l’artisan qui dépose sa petite publicité dans la boite aux lettres et qui aménage les jardins. Mais justement le paysagiste ne se contente pas de rendre beau un jardin, il étudie le terrain, propose terrasse et éclairage, clôture et piscine, plantations d’arbres et réalise le tout avec l’aide de ses ouvriers.
Le paysagiste doit savoir tout faire. L’aménagement extérieur autour d’une construction est son domaine. Il peut ainsi être amené à restaurer un jardin classé ou recréer un cours d’eau, mais il doit toujours prendre en compte l’histoire, et l’évolution de l’environnement, afin de ne pas dénaturer le site et échouer dans son projet.
Comme dans tous les métiers, le paysagiste a des contraintes. La première de toute est le temps. En effet, lorsqu’il doit mettre en place le projet qu’il a patiemment établi, tout n’est pas gagné d’avance. Le temps joue un rôle primordial dans la réalisation du projet.
Le temps qu’il fait mais aussi le temps qu’il fera, c’est-à-dire la région dans laquelle le projet va être mis en place. En effet, on ne propose pas les mêmes plantations et les mêmes matériaux, suivant que le client habite à Toulon ou à Lille. Les intempéries font partie intégrante de la vie du paysagiste et il doit être aussi un bon météorologiste afin de pouvoir travailler correctement et ne pas être retardé.
Il y a également la contrainte physique : Les conditions dans lesquelles il peut être amené à travailler, sont multiples et pas toujours très confortables. Il s’agit également de manipuler du matériel nécessaire à la taille ou la tonte et il faut pour cela être un bon manutentionnaire.
Une contrainte à laquelle on ne pense pas tout de suite est celle de l’espace clos. En effet, un paysagiste a choisi le métier, tout d’abord, pour être en contact avec la nature, pour les grands espaces vert et non pour rester enfermé. Et malheureusement, une bonne partie de son travail se fait dans un bureau afin d’étudier les différentes possibilités d’aménagement du projet que le client lui a confié. Et ce temps là, passé dans le bureau, est incompressible. Il représente environ un tiers de son temps et ne peut être négligé. Ainsi que tout le temps passé à gérer son entreprise ou son réseau de travail.
Enfin, une dernière contrainte est à prendre en compte : celle du paysage. La seule qu’il ne peut assouplir ou modifier. Un terrain argileux, en restanque ou bien une autoroute sinueuse sont autant de paramètres à prendre en compte et à gérer autant que faire se peut.