Pour un paysagiste, sa plus belle récompense est celle de l’harmonie réalisée entre la construction et l’aménagement paysager. En effet, que souhaiter de plus que de voir s’épanouir des plantes ou arbres pour lesquels de nombreuses heures ont été passées à étudier l’emplacement, et à installer en tenant compte des contraintes du terrain. Mais il peut se passer des mois, voire des années avant que le paysagiste puisse admirer le résultat de son travail.
Il y a également une autre récompense, c’est celle de se voir recommander par un client à un autre. C’est la technique du bouche à oreille et celle qui fonctionne le mieux au niveau de la clientèle et du relationnel. Et quelle fierté d’arriver dans un lieu pour effectuer un devis et de s’entendre dire que c’est Monsieur Untel qui a été satisfait de son travail et que suite à cela, on fait appel à son savoir faire pour réaménager le site.
En contrepartie du temps passé à étudier, façonner, planter, entretenir, le paysagiste perçoit une rémunération, à hauteur de son expérience et diplôme. Un paysagiste débutant et salarié peut compter percevoir un salaire situé entre 1200 et 1400 euros bruts et un confirmé jusqu’à 2700 euros. En ce qui concerne les paysagistes en libéral cela s’échelonne du SMIC aux environs de 4500 euros.
Mais il ne faut pas être dupe : Tout dépend des commandes passées et chaque mois ou année n’est pas assuré de voir grossir le salaire. Par contre, étant donné les nombreuses fonctions du paysagiste, il ne restera pas sans travail bien longtemps. De nos jours, beaucoup de personnes font appel à cette profession afin d’organiser leurs jardins.
Le paysagiste aura donc beaucoup de travail. A lui de le faire correspondre à ses envies et ses capacités à gérer les demandes des clients.
Même si le terme de paysagiste n’est pas protégé, n’est pas paysagiste qui veut ! La profession a encore de beaux jours devant elle, tant il y a de paysages à aménager, et de lieux à créer. Tant qu’il y aura des hommes avec leurs besoins constants d’agrandir la planète, il y aura également des paysagistes auxquels ils feront appel afin de visualiser les projets et de ne pas dénaturer l’environnement. Car les particuliers sont assez frileux pour faire appel à un paysagiste. Ils ne savent pas exactement ce qu’il va faire, pourquoi, comment et surtout combien cela va leur coûter, donc ils s’abstiennent. Heureusement ce n’est pas le cas de tous !
Et, le point positif qui favorise le développement de cette profession, est que notre société actuelle revient à la raison en conservant des espaces verts dans les villes et aux abords des grands axes afin d’apporter un équilibre et surtout de l’oxygène. Ces espaces verts doivent être aménagés correctement pour offrir un visuel agréable et s’intégrer à l’environnement sans choquer les passants.
Nous l’avons vu plus haut, chaque paysagiste sera libre de donner un cours différent à sa carrière, qu’il soit « DPLG » ou bien détenteur d’un simple CAP, le tout sera d’être toujours en phase avec la nature et avec le projet de son client. Il possède l’œil créatif et se doit d’intervenir lorsque son client veut quelque chose qui n’est pas réalisable ou bien une plantation non adéquate. Il prévient et guérit en même temps, plus habile même qu’un médecin, il vérifie au fil du temps ses indications et peut se conforter dans ses appréciations.
Parfois la route est longue pour récolter le fruit de ses créations, mais la gratification est souvent au bout du chemin, que ce soit une allée de jardin ou une autoroute.